Femme endormie : une remise en beauté

Nouvel emplacement pour une oeuvre restaurée

REDÉCOUVERTE DE L’OEUVRE DE GEORGES CHAUVEL

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Une oeuvre dégradée

 

Après plus de quarante années d’exposition dans la cour du château, la sculpture de Georges Chauvel (1886-1962), Femme endormie, présentait un mauvais état de conservation, nécessitant une intervention de restauration.

En 1973, Berthe Deldrève veuve Chauvel, fait don au musée du château d’une vingtaine d’oeuvres. La liste comprend des épreuves (des plâtres), des sculptures en pierre et en granit noir. Parmi elles, un monolithe en marbre blanc, pesant plus d’une tonne, représentant une femme endormie, datant de 1934, sculptée dans le style de prédilection de l’auteur, l’Art Déco. La statue représente l’épouse de l’auteur.

Exposée à l’ombre des marronniers, au fond du jardin public, la sculpture a subi de multiples dégradations. Toute une colonisation biologique (algues, mousses, lichens et champignons) a encrassé la surface, faisant disparaître la couleur blanche du matériau d’origine. Des détériorations proviennent également du vandalisme exercé par le public. La statue présente des frottements, des rayures, des impacts de pierre.

Déplacement de la statue © Musée du château de Dourdan

Déplacement

 

En 2018, grâce au projet de valorisation du château comprenant la construction d’un bâtiment d’accueil et la refonte de la muséographie, le Musée a décidé de placer cette statue au sein d’un parcours de visite protégé.

La Femme endormie est désormais exposée dans la cour du figuier, contre la courtine nord, et bénéficie de son propre cartel jusqu’alors inexistant.

Chauvel

Restauration

 

Dernière phase des opérations, la restauration de la sculpture a eu lieu pendant l’été 2019.

Sabine Cherki, spécialisée dans la restauration de sculpture, est intervenue à deux reprises. Son intervention a consisté en un traitement biocide par brossage à l’eau puis un nettoyage à sec par micro-sablage au silicate d’alumine.

Le nettoyage de la sculpture a dévoilé la beauté du marbre où apparaissent toutes les veinures. La belle expression du visage de la Femme endormie, est à nouveau apparente.

Le mur de pierre médiéval sert d’écrin et met en valeur l’éclat du marbre.

La restauration a bénéficié du soutien de la DRAC Ile-de-France.